150 ans d'héritage et de projet

Le diocèse de Trois-Rivières a fêté ses 150 ans d'existence en 2002. En effet, c'est le 8 juin 1852 que le Pape Pie IX érigea le diocèse de Trois-Rivières et désigna comme premier évêque l'abbé Thomas Cooke, 60 ans, curé de la ville et grand-vicaire depuis 1835.

Le 2 octobre 1852, Mgr Pierre-Flavien Turgeon, archevêque de Québec, adressa une lettre pastorale aux nouveaux diocésains annonçant la bonne nouvelle. Deux semaines plus tard, dans l'église paroissiale, Mgr Cooke était sacré évêque par Mgr Turgeon, assisté de Mgr Bourget, évêque de Montréal, et de Mgr Baillargeon, coadjuteur de Québec. Le nouvel évêque demeura curé de Trois-Rivières jusqu'en 1859, à cause du manque de prêtres.

Jusqu'en 1852, il n'y avait au Québec que deux diocèses, Québec érigé en 1674 et Montréal érigé en 1836. Les paroisses de la région trifluvienne appartenaient au diocèse de Québec. En 1852, le pape érigea deux nouveaux diocèses, Trois-Rivières et Saint-Hyacinthe, pour tenir compte des développements régionaux et pour rapprocher les diocésains de l'administration.

Le portrait du diocèse a bien changé en 150 ans. En ce qui a trait au territoire, le diocèse de Trois-Rivières s'étendait en 1852 jusqu'aux Cantons de l'Est. En 1874, il a été amputé une première fois pour la création du diocèse de Sherbrooke, puis à nouveau en 1885 pour le diocèse de Nicolet. Aujourd'hui, il correspond à la région de la Mauricie. En ce qui a trait aux paroisses en 1852, le nouveau diocèse trifluvien comptait 39 paroisses, 51 prêtres et environ 90,000 catholiques.

En 2002, il comptait 66 paroisses, 128 prêtres mandatés et une population de 247,971 catholiques.

Au fil des années, l'Église mauricienne s'est impliquée dans tous les secteurs de la vie quotidienne. Le clergé, les communautés religieuses et les laïcs se sont occupés d'évangélisation, d'éducation, de soins de santé, de services sociaux, de tempérance, de loisirs, de nationalisme, de journaux, d'associations culturelles, de recherches historiques, de caisses populaires d'épargne, de coopératives, de bibliothèques publiques, des conditions de vie ouvrière, de syndicats, etc. Ce sont toutes ces facettes qu'il convenait de fêter et de souligner à l'occasion des fêtes du 150e anniversaire de notre diocèse.

René Beaudoin, historien